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Vol&Ski 2007 : Vars, les 17 & 18
février 2007
Vars, vole et reviens… victorieux !
Le Domaine de la Forêt Blanche, dans les Hautes Alpes, accueillait ce
week-end les 38 concurrents qui firent confiance au club organisateur :
les Escoubes Volantes, balai en patois local ! C’est vrai qu’il fallait
y croire une fois de plus. Après les deux week-ends annulés, tous les «
podiomisables » avaient à cœur d’en découdre enfin, car le challenge
avance et le classement se dessine progressivement.
Sam SPERBER fit le déplacement en compagnie de sa fille Salomé, qui au
fil des épreuves, du haut de ses 10 ans, commence à être connue comme le
loup blanc sur le circuit. Et en plus elle adore ça, à croire parfois
qu’elle est même le coach de son père ! « Papa, passe par ici, papa,
vole par la bas… papa, je vais voir ce que le contrôleur a noté… » Mais
elle va se taire la petite ! Pas de tout repos les week-ends de
compétition…
Samedi - 10h00, ça va chauffer sur les pistes & dans les airs :
Lancement des épreuves dans le secteur de Vars Ste Marie, point
panoramique splendide, surplombant la vallée de la Durance, Guillestre
et la magnifique fort Vauban de Montdauphin 1800 mètres plus bas. Un
décor surprenant pour les alpins du nord, pas habitués à survoler des
forêts de mélèzes.
Les dix meilleurs pilotes du classement général sont là, à l’exception
des suisses, qui depuis Zinal et le surprenant doublé de Sam SPERBER, en
ont pris un sérieux coup au moral. L’attraction du week-end est là :
Elliot Nochez, 14 ans, vole depuis 5 ans avec son papa moniteur et
débuta les vol&ski l’an passé, avec une dérogation officielle du
président de la fédération française de vol libre… et en plus il est
très, très doué.
Une manche de faible dénivelé pour palier à une météo incertaine permit
judicieusement aux organisateurs d’en valider deux le samedi : un rythme
de cibles absolument infernal, s’enchaînant sans temps mort, éprouva
fortement les pilotes, notamment en biplace. Les efforts sur les
commandes sont beaucoup plus importants en tandem qu’en aile solo et le
pilotage doit être bien plus rigoureux.
Le pilote de St Gervais, comme à son habitude attaqua d’entrée, fidèle à
sa stratégie : bien repérer le circuit en skiant avant l’ouverture de la
manche et mémoriser les trajectoires, à l’instar de ses images que vous
avez à l’esprit d’un descendeur qui « mentalise » ses courbes. Puis
décoller très tôt, si les conditions sont bonnes pour ne pas être gêné
par d’autres pilotes « vraqués » près des cibles. En vol, c’est
l’offensive, Salomé maîtrise son sujet de co-pilote, hurle le numéro de
dossard aux bénévoles qui comptabilisent les points à chaque passage :
verdict, une manche quasi sans faute suivie d’un run moins bon du fait
de conditions de vent devenues plus délicates à gérer pour son pilote de
père, à tel point qu’il en loupa la cible de l’atterrissage, alors que
se sont souvent ces scoring-là qui font la différence. Sam SPERBER doit
de surcroît doubler les passages en aile solo, car rappelons le, il est
inscrit dans les deux catégories. Ses évolutions se font en alternance :
solo en premier puis vol en bi ensuite. Les sensations, les
trajectoires, la vitesse, tout est différent, il faut donc calibrer à
nouveau l’effort aux commandes. Les deux manches en solo furent une
démonstration, sous les yeux conquis de certains pilotes nouveaux venus
à la discipline et sous les tentatives d’intox de ses challengers
sérieux, dans une ambiance estudiantine de taquineries, nécessaires pour
conserver cet esprit de compétitions ouvertes à tous, où le gratin
européen côtoie la masse de pilotes lambdas, venue pour participer et
apprendre en regardant les « kadors » !
Sam SPERBER domine encore…mais la jeunesse pousse au portillon
Quatrième doublé pour le moniteur de St Gervais : après Verbier,
Chamonix et Zinal, Sam SPERBER engrange les victoires cette saison et se
rapproche tout doucement de ses objectifs annoncés en début de saison :
grand chelem en biplace (déjà 5 victoires sur 5 épreuves disputées) & le
titre en aile solo, fort de ses 4 victoires (score à ce jour jamais
réalisé par un pilote). Ne croyez pas qu’il n’y ai pas d’adversité, le
jeu de chaises musicales fait rage derrière ; Alain Finet, vainqueur du
challenge 2006 en fit les frais, au profit du fameux Elliot qui monte
pour la première fois de sa très jeune carrière sur la deuxième marche
du podium : pour l’anecdote, Sam dut se mettre à genoux pour que les
photographes puissent cadrer correctement le podium. On retrouve à la
troisième place, l’incontournable américain de Chamonix : la somme de
l’âge des 2 jeunes challengers n’égalise même pas celui de notre pilote.
L’expérience a parlé, mais pour combien de temps encore, la fougue de la
jeunesse fit dire à Sam « papy fait de la résistance ! »
Le titre est d’ores et déjà acquis en biplace, car Sam ne peut plus être
rejoint au classement. Subsiste encore une brèche pour le titre en solo
: une troisième place suffit au pilote local sur l’une des cinq
dernières épreuves ( Valtournenche, St Gervais, St François Lonchamp,
Flaine & Courchevel) pour remporter le titre en solo également, à moins
que le même pilote remporte les 5 manches suivantes. Du haut de sa
première place, Sam observe et arbitre les débats ! Les conversations au
décollage ont désormais un contenu bien particulier : qui réussira à
battre notre sportif local cette saison, tant sa domination est
palpable…Et ce n’est pas les tentatives de déstabilisations à coup
d’apéro qui manquent au traditionnel repas du samedi soir, qui cette
année à Vars se fit à 2500 mètres d’altitude pour une descente aux
flambeaux (en lambeaux pour certains qui n’ont pas encore compris que
Sam ne boit que du jus de fruit !) , sensations somptueuses par une nuit
étoilée comme seules les Hautes Alpes vous les offrent. Dimanche fut
annulé, heureusement pour les vacanciers, la neige tomba sans
discontinuer. Salomé n’a qu’une hâte, la finale de Courchevel, elle sait
déjà que son Papa lui a promis le trophée biplace. Ah la jeunesse ! A
suivre…
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